Alice au pays des merveilles || Lewis Carroll

Illustration du lapin blanc

Identité de l’ouvrage :

  • Auteur : Lewis Carroll
  • Titre original : Alice’s Adventures in Wonderland
  • Date de parution originale : 1865
  • Édition : Flammarion
  • Genre : Merveilleux
  • Personnages principaux : Alice, le chat du Cheshire, Le lapin blanc, le Chapelier fou

Résumé de l’œuvre :

Née des histoires que racontait Lewis Carroll à des petites filles de son entourage, Alice au pays des merveilles dévoile un univers poétique, où le bizarre est érigé en norme et où l’absurde règne en maître: alors qu’elle s’ennuie par un après-midi d’été, Alice part à la poursuite d’un lapin blanc soucieux de ponctualité. La fillette est bientôt propulsée dans un monde onirique où elle croise le Chapelier fou, le chat sans tête, perpétuellement hilare, et la terrifiante Dame de Cœur prise d’une folie de décapitation..

5 (Bonnes) raisons de lire Alice au pays des merveilles :

1. Un univers très poétique (et bizarre au passage)

Lewis Carroll nous compte l’histoire d’une fillette, Alice, qui s’endort au pied d’un arbre en écoutant sa sœur qui lui fait ses leçons. Commence alors pour elle une folle aventure. (Folle est le mot juste, je pense) Elle se retrouve à poursuivre un lapin qui tient une montre à gousset et qui parle,  elle change de taille selon le contexte, découvre un sourire sans tête et  un Chapelier totalement étrange.(Le mot est faible)  Un univers sans queue ni tête, où l’absurde est le mot d’ordre. Absurde mais profondément onirique. Un monde sans repère. Lewis Carroll fait voyager le lecteur au rythme des aventures d’Alice. (Et lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer) Chaque rencontre que fait Alice, est unique et dégage une sorte de beauté mystérieuse qui fait tout le charme de l’œuvre de Lewis Carroll.

2. Le Chapelier Fou

Personnage incontournable d’Alice au pays des merveilles. Tout le monde le connais et pas seulement grâce à Johnny Depp. Il est sans conteste l’un des personnages les plus populaire du livre de Lewis Carroll, avec Alice elle-même. Comme un duo infernal. Son intérêt ? Son apparente folie et sa querelle avec le temps. (Oui visiblement on peut se quereller avec !) En effet, dans le monde farfelu de l’auteur, le Chapelier et sa montre, restent bloqué à dix-huit heure : l’heure du thé. Un thé sans fin. Châtiment infligé par la Reine de Cœur. Un thé avec les fous, notamment avec le lièvre de Mars. Il s’agit d’une douce folie. Le monde est fou et on l’accepte. Le Chapelier contourne quelque peu ce châtiment, en changeant continuellement de place avec ses convives et en disant des énigmes et des discours farfelus ce qui le rend à la fois agaçant et extrêmement intéressant. Un personnage n’a rarement si bien porté son nom. Avec lui, tout le monde est fou. (Vous voilà prévenu ! )

3. L’humour

Le livre est basé en soit sur l’humour avec Alice qui vit une succession d’aventures absurdes qui peuvent amener le lecteur à sourire. Les scènes, bien que peu détaillées sont très imagées. De fait, imaginer Alice avec un petit corps et un cou de girafe est assez aisé. (Chose que l’on voit tous les jours, n’est-ce pas ?) Jeux de mots et jeux d’esprit sont légions dans Alice aux pays des merveilles donnant justement lieu au nonsense (terme anglais pouvant se traduire par “bêtise”) de certains passages. Vous serez obligé de sourire devant le texte de Lewis Carroll et ses personnages hauts en couleurs, je vous le promets ! L’univers d’Alice est tout bonnement absurde et excentrique, avec un humour typiquement british, et c’est bien là tout son charme. L’humour donne au conte un côté très ludique. Un univers absurde miroir de l’imagination débordante de l’auteur. (Pour notre plus grand plaisir)

4. Le Chat du Cheshire 

Je ne vous le cacherai pas, il s’agit du personnage que je préfère dans l’univers d’Alice au pays des merveilles. Ce chat est en quelque sorte le philosophe de l’œuvre de Lewis Carroll. (Un Platon en bien plus fun) Amateur de question rhétorique et de langage symbolique. On peine parfois à le comprendre avec ses discussions surréalistes, tout comme Alice. Il semble être, par moment, le personnage le plus fou de cet univers, or il est somme toute, le personnage le plus doué de raison. En plus d’être philosophe, il maîtrise l’ironie comme un chef ! (Ce qui le rend vraiment sympathique !) Il a également le don d’apparaître et disparaître à volonté, ce qui amuse énormément Alice, tout comme le lecteur surtout lorsqu’il laisse son sourire derrière lui. (Quand je vous dis que l’univers de Lewis Carroll est bizarre)

5. Le rêve (On est plongé dedans tout du long)

Concrètement, l’histoire d’Alice au pays des merveilles, qu’est ce c’est ? L’histoire d’une petite fille de sept ans qui s’endort au pied d’un arbre et nous emmène dans ses aventures rêvées. Dans un univers très dense et mystérieux. Ou l’image de la mère, quelque peu castratrice, prend la forme de la Reine de Coeur. (Ce qui n’est pas très flatteur, soit dit en passant)

On peut retrouver également sa chatte Dinah, devant qui elle récitait ses leçons au début du conte, dans l’image du chat de Cheshire. Un chat tourné vers la philosophie. (Nous voyons ça tous les jours…)

Son rêve est coloré, étrange, merveilleux et totalement loufoque. Les aventures qu’elle vit n’ont aucune logique. (La logique dans les rêves semble être en option, après tout.) Elle rêve d’un monde onirique et nous fait totalement rêver en retour.

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