Anna Karénine || Léon Tolstoï

Anna Karénine et feuille d'automne

Identité de l’ouvrage :

  • Auteur : Léon Tolstoï
  • Titre original : Anna Karenina
  • Date de parution : avril 1877
  • Éditions : Pocket
  • Genre : roman, drame
  • Personnages principaux : Anna Karénine, Comte Wronsky (ou Vronski selon les traductions), Alexis Karénine, Lévine

Résumé de l’œuvre :

En gare de Moscou, deux jeunes gens s’aiment au premier regard. Femme d’un haut fonctionnaire, ornement de la société tsariste de son temps, Anna Karénine éblouit le frivole comte Wronsky, par sa grâce, son élégance et sa gaieté. A ce bonheur, à cette passion réciproque porteuse de scandale et de destruction, ils ne résistent pas longtemps.

En écho à cette tragédie programmée, on entend toute l’âme d’un peuple et les premiers craquements de l’Empire Russe en train de se lézarder. L’inoubliable Anna Karénine, c’est l’apogée du génie littéraire de l’auteur de Guerre et Paix.

Anna Karénine et rose rouge

5 (très) bonnes raisons de lire Anna Karénine :

 

1. On découvre la société russe du 19eme

Dans Anna Karénine, Léon Tolstoï plonge le lecteur dans son époque: au dix-neuvième siècle, à l’aube de la révolution Bolchevique contre l’empire Tsariste. Il fait découvrir au lecteur la société de Saint-Pétersbourg, haut lieux de la noblesse à l’époque, et la société moscovite. Il traîne tour à tour le lecteur dans les hautes sphères de la société russes, dans les réceptions mondaines données par les princes et les princesses et également dans les bas-fond de Moscou et de la Russie, ou dans la campagnes où l’on trouve, paysans, ouvriers et prostituées. L’auteur, ne montre pas un seul pan de la société russe, mais un panel assez complet, retranscrivant parfaitement l’ambiance, les pensées et les mœurs de l’époque tout cela avec en fond une révolution qui se prépare et gronde doucement. (Un vrai cours d’histoire, bien mieux que celui de Mr Robert, ton prof de 4eme)

Anna Karénine et feuilles d'automnes

2. Anna Karénine et Wronsky : l’une des plus grande tragédie littéraire

Quand on dit Anna Karénine, on pense en premier lieu à la romance mythique entre la belle Anna et le comte de Wronsky. Cette romance entre la femme d’un haut fonctionnaire, et le comte de Wronsky, un brillant officier. (On a même le droit au cliché du fameux coup de foudre sur le quai de gare) Et le roman retrace l’histoire d’amour, entre ces deux personnages. Cela aurait pu être niais au possible… mais pas quand l’auteur est Léon Tolstoï. Les personnages sont traités avec profondeur et une fine psychologie. L’histoire est belle, classique dans un premier temps : une histoire d’amour impossible et d’adultère rappelant Madame de Bovary de Flaubert, mais pas seulement. Anna Karénine est un personnage passionné et tragique, digne d’une tragédie grecque. Une véritable Hélène de Troie russe ! Elle est tiraillée entre son fils Serges, son statut social et son amour pour le jeune officier.Tolstoï pose également en fond la question du divorce et du statut de la femme.

livre dans feuillage

3. Un livre, loin d’être une simple romance

Si au premier abord, on pense que le roman de Tolstoï relate une simple romance quelque peu dramatique, ce n’est guère le cas. Dans Anna Karénine, l’histoire d’amour à certes une importance et est centrale. Elle n’est cependant pas l’unique sujet de l’ouvrage. (Et oui, elle partage la vedette) Tolstoï, dans Anna Karénine fait une véritable analyse sociologique de la Russie du dix-neuvième, autour de deux entités : la ville et la campagne. (Non ce n’est pas chiant) On a le monde d’apparat, de faste d’un côté représenté notamment pas Alexis Karénine, mari de Anna, pour qui l’apparence et la réputation on plus d’importance que quoi que ce soit d’autre. Il vit pour le paraître des réceptions et des mondanités, veut se donner une image d’homme modèle et sans tache. De l’autre, on a le monde de la campagne, du travail de la terre. Un monde de labeur. Le monde des ouvriers et des paysans.

livre avec bougie

4. On adore être touché par le personnage d’Anna Karénine

Anna Arcadievna Karénine est l’un des personnages principaux du roman éponyme. Elle apparaît comme étant la femme parfaite : belle et séduisante, épouse fidèle et mère accomplie. C’est également le personnage qui évolue le plus au sein du roman. Son image de femme parfaite s’effrite quand elle rencontre le comte de Wronski, dont elle tombe follement amoureuse. Le lecteur découvre une Anna passionnée, qui donne toute pour celui qu’elle aime. Elle laisse sortir sa jalousie et devient égoïste. N’hésitant pas à délaisser ses enfants et sa société pour vivre son amour pleinement. (Vive la mère modèle) Ce qui peut la rendre par moment détestable. Mais, elle découvre en même temps la vie, commence tout juste à s’épanouir après avoir été enfermée dans le carcan de la femme parfaite de la haute société. Elle découvre ses sentiments. Anna Karénine, sur ce point peut faire penser à une collégienne qui tombe amoureuse pour la première fois. C’est un personnage très sensible, qui ne cherche qu’à être libre. Libre d’aimer. (Une nouvelle Juliette Capulet..)

Anna Karénine dans les feuilles

5. On adore Lévine

Lévine est un personnage qui touche le lecteur très rapidement. On le découvre, déjà épris par la jeune et jolie Kitty Cherbatzky, qui l’éconduit. On suit le jeune Kostia dans son domaine, en province. Cet homme, bien que faisant parti de la noblesse russe, se mêle aisément à ses ouvriers et aux paysans fuyant totalement les mondanités. Il veut travailler et se rendre utile. Kostia Lévine est un homme de la terre et veut tout faire pour améliorer la vie de ses paysans. (Un homme au grand coeur) C’est également le personnage qui ressemble le plus à son auteur. A tel point que les questionnement que se pose le personnage tout le long de Anna Karénine, sont des questionnements existentiels qu’à réellement eu Léon Tolstoï. Il apparaît au lecteur comme une sorte de double de l’auteur. (Et c’est assez troublant) Levine est un personnage très humaniste et très humble, manquant même parfois de confiance en soi. En plus d’être extrêmement cultivé.( Un personnage tout à fait détestable n’est pas ?)

 

 

 

 

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