Frankenstein || Mary W. Shelley

Frankenstein couverture détails

Identité de l’ouvrage :

  • Auteur: Mary W. Shelley
  • Titre original : Frankenstein or the modern Prometheus
  • Date de parution : 1818
  • Éditions : Le Livre de Poche
  • Genre : Fantastique, Science-fiction, épistolaire.
  • Personnages principaux:  Robert Walton, Victor Frankenstein, Le Monstre

Résumé de l’œuvre :

En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l’étrange spectacle dont il vient d’être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d’un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu’il n’est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu’un – qui n’est autre que la créature monstrueuse qu’il créa naguère, et qui s’est montrée redoutablement criminelle.

Paru en 1818, Frankenstein est né deux ans plus tôt sur les bords du Léman, un jour où Lord Byron proposait à quelques amis, dont le poète Shelley et son épouse Mary, que chacun écrivit une histoire de spectre. Ce roman fantastique annonce la science-fiction et, depuis près de deux siècles, n’a cessé de susciter un sublime effroi – de terrifier, donc, mais surtout de séduire.

Frankenstein roman sur une table en bois

5 (Très) bonnes raisons de lire Frankenstein :

1. Le roman Frankenstein est un précurseur de la Science-Fiction

C’est notamment à Mary W. Shelley et son roman Frankenstein que tu dois aujourd’hui les classiques de la science-fiction comme 2001 l’Odysée de l’espace d’Arthur C.Clarke, L’appel du Cthulhu de Lovercraft ou encore les sagas d’Asimov. Donc on lui dit merci ! De la science-fiction ? Vraiment ? Et bien oui ! Frankenstein c’est tout de même l’histoire d’une créature, créée par la science, qui échappe totalement à son créateur. Qui en perd le total contrôle. Cela ne vous rappelle pas d’autres histoires, comme Les Robots d’Asimov ?

Frankenstein avec composition de noel

2. Entre roman épistolaire et narration

Mary Shelley offre au lecteur deux styles d’écritures : le récit épistolaire, notamment avec la première partie du roman entre la correspondance de Robert Walton et sa soeur : Margaret Saville. Ces échanges permettent de cadrer le récit, servent d’introduction à l’histoire et permet d’introduire les deux personnages principaux que sont Victor Frankenstein et Le Monstre.

Ensuite, c’est du récit pur, un peu comme si père Castor te racontait une histoire. Sauf que cette histoire, c’est notre personnage principal qui te la comte. Victor Frankenstein raconte toute son histoire et celle du monstre au jeune navigateur qu’est Robert Weston mais aussi, à toi, lecteur. Et si l’aspect narratif peut sembler barbant au premier abord, ce n’est point le cas ! L’auteur s’est mettre en place des tensions, casser le rythme. De plus, quelques lettres des personnages viennent ponctuer le récit.

Frankenstein sur une table avec tasse

3. C’est l’apogée du romantisme et du gothique

Le roman Frankestein transpire l’inspiration romantique allemande. (non pas avec les petits coeurs). Certains passages font penser aux tableaux de Caspard Friendrich, un des grands peintres du romantisme allemand. L’atmosphère est sombre. L’action se passe dans les hautes montagnes suisses enneigées, au sein des forêts noires et denses allemandes, autour du lac léman et de préférence de nuit. Dans les paysages décrits, le Mont Blanc domine, symbole d’une nature sublime, puissante et dangereuse.

C’est également une histoire ou il y a une frontière poreuse  entre la vie et la mort. C’est l’histoire d’un savant fou, qui à l’air tout à fait normal (Et c’est ce qui est effrayant !) qui se prend pour un Dieu en donnant la vie à une créature à l’aide de multiple cadavres. (Fort sympathique n’est-ce pas ?) Dans Frankestein, Mary Shelley instaure une atmosphère pesante, sombre, idéale pour faire poindre un sentiment de terreur chez le lecteur.

roman ouvert avec composition de noel

4. Le monstre

La créature créée par Victor Frankenstein dans son laboratoire, est sans aucun doute le personnage le plus intéressant et le plus attachant du roman. Mary Shelley est bien loin du cliché de la brute épaisse, du méchant qui est méchant bêtement. (Oui ce n’est pas un méchant Disney) Non, son monstre est complexe et très humain. Bien plus que les hommes eux-mêmes ! Rejeté par les hommes et son propre créateur, il veut se venger. Son récit, attise la pitié du lecteur et Mary Shelley réussit à développer chez le lecteur un empathie envers le personnage du monstre. Est-il réellement vil ou est-ce Victor qui n’assume pas sa création… De plus, il s’avère que le monstre est intelligent, très intelligent.

Frankenstein dans un sapin

5. Trois histoires en une

    Le récit de Mary Shelley ne tourne pas autour d’une seule et même histoire, celle de Victor Frankenstein. Son récit est bien plus complexe car il imbrique trois histoires en une, comme des poupées russes. La romancière nous fait suivre trois histoires qui s’imbrique et créée un récit métadiégétique. Dans un premier temps le lecteur rencontre Robert Walton en expédition dans le grand nord. Suite à ce premier récit, le lecteur découvre le héros éponyme du roman : Victor Frankenstein. Pour le coup… le lecteur a droit à toute sa petite enfance en Suisse jusqu’à son exploit : créer la vie par la science. (Où son ignominie… Je vous laisse seul juge) Puis Frankenstein fait parler sa créature, son monstre dans son propre récit.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :