La ballade de l’enfant gris || Baptiste Beaulieu

La ballade de l'enfant gris, sur livre ouvert et pétale de rose

Identité de l’œuvre:

Résumé de La Ballade de l’enfant gris:

C’est l’histoire de Jo’, jeune interne en pédiatrie à la personnalité fantasque, à qui tout sourit.

C’est l’histoire de No’, un petit garçon de sept ans attachant et joueur, qui est atteint d’un mal incurable et ne comprend pas pourquoi sa maman ne vient pas plus souvent le voir à l’hôpital.

C’est l’histoire de Maria, une mère secrète, qui disparaît à l’autre bout du monde au lieu de rester au chevet de son fils.

Un matin, dans la chambre de l’enfant, survient un drame qui lie à jamais le destin de ces trois êtres.

Jo’ devra tout quitter pour partir sur les traces de Maria et percer ses mystères.

Inspiré par le choc ressenti lors de la disparition de l’un de ses jeunes patients, l’auteur livre une quête initiatique et poétique, semée de recoins obscurs qui s’illuminent. Un magnifique troisième roman, porté par des personnages profondément humains.

La ballade de l'enfant gris, ouvert avec appareil photo

5 (bonnes) raisons de lire La ballade de l’enfant gris:

1. On adore Jo’

Dans le récit de Baptiste Beaulieu, La ballade de l’enfant gris, Jo’ est un jeune interne en pédiatrie qui s’attache à son jeune patient, Noah atteint d’une maladie incurable. Jo’ est sentimental, impulsif et ayant un côté très pur. En effet il est, tout le long du récit en quête de vérité et, quelque part, de justice pour ce petit garçon. Il s’insurge de l’abandon de ce petit sa mère. Sa gentillesse envers Noah, le rend attachant auprès du lecteur. Celui-ci prend plaisir à suivre l’évolution de ce personnage et à le suivre dans sa quête. (C’est littéralement le médecin rêvé, tout droit sorti de Grey’s Anatomy)

La ballade de l'enfant gris, couverture

2. La quête de la mère

La ballade de l’enfant gris relate une quête. Celle de la mère et de sa vérité.  Qui est-elle ? Pourquoi abandonne-t-elle son enfant entre les murs d’un service de pédiatrie ? Que cache-t-elle ? C’est ce à quoi répond l’auteur au fil des quatre cent seize pages qui constituent ce récit. Baptiste Beaulieu enveloppe le personnage de Maria d’un épais voile de mystère qui se lèvera petit à petit. D’une part par les confidences qu’elle couche sur son carnet à l’intention de Noah, et d’autre pas par la recherche effrénée de cette mère, par Jo’, après le décès de l’enfant. Cette étrange quête mènera le lecteur dans les rues de Rome et de Jérusalem. L’auteur donne des pistes, les brouilles et s’amuse à déjouer les théories de son personnage et du lecteur par la même occasion. (Soyez prêt à vous mettre dans la peau de Sherlock !)

La ballade de l'enfant gris, avec une lettre

3. L’histoire en deux temps

Le récit de La Ballade de l’enfant gris est composé en deux temps, qui s’alternent d’un chapitre à l’autre. Le temps d’avant la déchirure, lorsque Noah est hospitalisé et le temps d’après la déchirure. Le temps de la quête de Jo’ et No’ notamment à Rome et à Jérusalem.

Le premier temps où l’enfant vit, parle et s’amuse à faire des blagues à Mme Crinchon, une infirmière haute en couleur ! Un ours mal léché avec un cœur en guimauve. Et il y a l’après déchirure, où No’ vient hanter le jeune interne. Un fantôme avare en parole mais qui semble découvrir la vie aux côtés de Jo’. (Oui, No’ nous fait le remake de Casper.)

La ballade de l'enfant gris, avec pétales de fleurs

4. On adore le personnage de No’

Le roman de Baptiste Beaulieu est centré autour du personnage de Noah. Ce petit garçon atteint d’une leucémie. Ce blondinet au teint d’ardoise. Cet enfant gris. Un enfant qui est tout ce qu’il y a de plus attachant. Drôle, il n’a de cesse d’inventer des bêtises les plus farfelues à l’aide de son compère le docteur Jo’. (No’ est un savant mélange de Fred et George Weasley et de Peeve, à mon avis)

Courageux face à sa maladie et à sa mort prochaine, son innocence est marquée par le fait qu’il croit aux histoires que lui invente Jo’, pour le rassurer sur sa destination finale. Mais il n’a également qu’une seule question aux lèvres: Est-ce que maman m’aime ?

La ballade de l'enfant gris

5. L’onirisme du récit

Malgré un thème difficile à aborder, Baptiste Beaulieu arrive à rendre ce sujet grave très poétique. Le titre lui-même évoque cette poésie avec le terme ballade. La ballade de l’enfant gris, un titre doux pour évoquer l’histoire d’un garçon mourant. Cette poésie, cet onirisme est présent tout au long du récit, par les histoires que raconte Jo’, notamment concernant la chambre 33 ou par la présence des photos de ce petit garçon invisible que prend Jo’ durant sa quête. Tout comme la descriptions des saynettes que voit l’interne avec le No’ fantôme. Un onirisme qui rend le récit à la fois très beau mais également très bouleversant. L’auteur sait ainsi toucher de manière subtile son lecteur. (Oui vous pouvez sortir vos mouchoirs.)

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