La jeune fille à la perle de Peter Weber

Scarlett Johansson et Colin Firth sur l'affiche du film la jeune fille à la perle de Peter Weber

Identité du film :

  • Produit par : Peter Weber
  • Date de sortie : 3 mars 2004
  • Titre original : Girl with the pearl earring
  • Genre : Drame, Biopic, Romance
  • Nationalité: Britannique, Luxembourgeois, Américain et Français
  • Distributeur : Pathé France
  • Acteurs principaux : Scarlett Johansson, Colin Firth, Essie Davis, Joana Scanlan…

Synopsis

Delft, XVIIe siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Elle s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers. A mesure que s’affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.

 

Mon avis sur cette adaptation

A mon sens le casting fait par Peter Weber, le choix des acteurs, est extrêmement pertinent d’un point de vue esthétique. La ressemblance entre Scarlett Johansson et la peinture de Vermeer est réellement frappante. (Un véritable sosie !) Colin Firth interprète un Johannes Vermeer avec un flegme anglais typique… Mais qui étrangement fonctionne très bien avec le Vermeer de l’histoire de Tracy Chevalier. Et que dire de Joanna Scanlan qui interprète avec justesse le personnage de Tanneke, laissant pertinemment entrevoir au spectateur la jalousie qui la ronge derrière son caractère lunatique. (Et encore, c’est un euphémisme !)

 scarlett johanson dans la jeune fille à la perle de Peter WeberLe travail d’Eduardo Serra, directeur de la photographie, est également à saluer. Il a réussi, en véritable maître, à faire plonger le spectateur dans une peinture, à le faire assister à la naissance d’un des plus beau clair-obscure de l’histoire de l’art. Sa camera s’est fait pinceau afin de transporter le spectateur dans des tableaux de Vermeer. Que ce soit par les choix de la lumière ou le cadrage, le spectateur se retrouve dans un univers pictural. Les scènes pourraient toutes être comparées à des tableaux de l’âge d’or hollandais. (C’est vraiment à voir !)

 J’aurais cependant tendance à reprocher deux choses à l’adaptation de Peter Weber . La première  étant la lenteur du film. Il manque par moment de rythme ce qui peut parfois ennuyer le spectateur. La seconde étant le manque de subtilité et la relation trop superficielle entre Griet et Johannes Vermeer. La complexité et l’ambiguïté de leur relation, présente dans le livre, n’est qu’à peine effleurée dans le film de Weber. Cela manque or c’est, pour moi, le fil rouge du livre.

 

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