La jeune fille à la perle

La jeune fille à la perle, ouvert, avec des lunettes

Identité de l’ouvrage

  • Auteur : Tracy Chevalier
  • Titre original : Girl with the pearl earring
  • Date de publication originale : 1 janvier 1999
  • Edition : Folio
  • Genre: Roman historique
  • Personnages principaux : Griet, Johannes Vermeer, Tanneke, Catharina Vermeer…

Résumé de l’oeuvre

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandais. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.

Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers. A mesure que s’affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville…

 

5 (bonnes) raisons de lire La jeune fille à la perle 

1. On lève le voile sur la création du tableau La jeune fille à la perle

Concrètement, ce roman parle de quoi ? D’un des plus grand mystère de l’histoire de l’art (rien que ça!): qui est cette jeune fille anonyme peint par le peintre  néerlandais Johannes Vermeer ? Certains historiens pensent que cette « Joconde du Nord » représente sa fille aînée, pour d’autres, une amante, en raison du côté sensuel de ses lèvres rouges sur lequel les historiens se sont fait un plaisir d’écrire.

Ici Tracy Chevalier nous donne sa réponse sur l’identité de cette fameuse jeune fille. (Vous en rêviez, je sais !) Il s’agit de Griet, une jeune fille de tout juste 16 ans qui pour aider sa famille tomber dans la pauvreté, se fait embaucher  comme servante chez la famille Vermeer. tableaux la jeune fille à la perle de Johannes Vermeer

 

2. Problématiques intemporelles

Le roman de Tracy Chevalier, bien que se déroulant dans le Delft du dix-septième siècle, traite de sujets qui restent intemporels tel que la jalousie, présente chez Tanneke, une servante de Maria Thins (la belle-mère de Vermeer) face aux taches qui sont confiées à la jeune Griet. Elle dévore également la femme du peintre, Catharina Vermeer, qui voit d’un mauvais œil l’intimité qui se créée entre son mari et la servante. (C’est qu’elle se sent menacée la petite dame !)

Les difficultés et les pièges de la vie sont également abordés dans ce livre. Tracy Chevalier place Griet dans des situations délicates. En premier lieu, jeune fille de modeste situation, elle se retrouve projetée dans une famille plus noble et plus riche…Où les hommes de pouvoir autour d’elle pensent avoir tous les droits sur elle comme Pieter Van Ruijven, le riche mécène de Vermeer, qui a plusieurs reprises tente d’abuser de la servante. (Coucou Harvey Weinstein) L’ambiguïté de sa relation avec le peintre en ajoute une couche et surtout que celui-ci n’éprouve guère plus d’intérêt à son égard une fois le tableau terminé. Oui Vermeer n’est visiblement pas un bisounours dans cette histoire. Mais on a beau la prévenir, personnages et lecteurs, elle n’en fait qu’à sa tête. Ah c’est adolescents !

la jeune fille à la perle, couverture

3. On assiste à la création d’une oeuvre

Tracy Chevalier nous offre la possibilité d’assister à la naissance d’un chef d’œuvre. (On ne vit pas cela tous les jours, croyez-moi !) La jeune fille à la perle est l’un des tableaux les plus célèbres du peintre Vermeer et l’auteur nous rend spectateur de sa création. (Je vous le jure, c’est cool !) On assiste à la mise en œuvre de celle-ci, aux séances de poses et aux volontés et humeurs du peintre à travers les yeux de Griet. Dans son récit, on perçoit également les questionnements du peintre quant à la réalisation de ce fameux tableau. Elle nous immerge dans celui-ci. Elle nous permet de rentrer dans l’univers imaginé de Vermeer et de La jeune fille à la perle. 

La jeune fille à la perle avec un nounours

4. On adore détester :

Dans les romans et les livres en général, il y a toujours des personnages auxquels on s’attache, que l’on apprécie et d’autres… Que l’on déteste bien volontiers. Et dans La jeune fille à la perle, l’auteur nous livre une jolie brochette de personnages antipathiques comme Tanneke avec sa personnalité lunatique et peu amène, même Grincheux paraît sympathique à côté, Catharina qui est aussi chaleureuse qu’un morceau de banquise dans l’antarctique. Van Ruijven qui s’avère être le Weinstein de la société flamande du dix-septième siècle. Cependant la palme du personnage le plus haïssable de l’histoire revient à : Cornélia Vermeer, une des filles du peintre. Cette gamine est littéralement une peste qui semble avoir pour but dans la vie de pourrir celle de notre chère Griet. Fidèle à sa mère, elle se montre hostile à la jeune servante dès le premier jour et n’hésite pas à ruiner son travail et à l’accuser à tort de vol alors qu’elle-même a commis le méfait. Détestable je vous dis !

La jeune fille à la perle, posé sur une table avec une tasse

5. On est dans la tête de la jeune fille à la perle (Et ça, c’est cool !)

Ce roman permet également de donner une psychologie, une personnalité au sujet du tableau. Elle pense et ressent des choses…. Tracy Chevalier répond à certaines questions d’historiens (bien que ce soit de fausses réponses) comme que penses-t-elle ? « Il se servait pour ses tableaux de ce qu’il voulait, sans tenir compte des conséquences. Van Leeuwenhoek m’avait prévenue… » p 264.
On découvre avec elle son intérêt grandissant pour les couleurs et la peinture. Intérêt qui lui attirera l’attention du maître sur elle. Elle semble être dotée d’une véritable sensibilité à la peinture qu’elle n’hésite pas à exprimer. Elle nous fait vivre aux premiers loges ses tourments d’adolescente comme lorsque Pieter fils, un boucher, semble lui montrer un intérêt grandissant et qu’elle est
obnubilée par les mouches près de son stand et du sang sur ses mains.

 

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