La promesse de l’aube || Eric Barbier

Eric Barbier, la promesse de l'aube

Identité du film :

 

  • Produit par : Eric Barbier
  • Date de sortie : 20 décembre 2017
  • Genre : Comédie dramatique, biopic, drame
  • Nationalité : Français
  • Distributeur : Pathé distribution
  • Acteurs principaux : Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon

Synopsis :

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

Mon avis sur cette adaptation :

Eric Barbier s’est attaqué à un monument de la littérature française en voulant adapter le chef d’oeuvre de Romain Gary : La promesse de l’aube. Ce livre est d’une telle richesse, que ce soit par l’écriture ou la psychologie des personnages, que le réalisateur avait du pain sur la planche. Beaucoup de pain sur la planche, pour pouvoir mettre tous les aspects du livre en avant. Si certaines scènes sont librement adaptées ou  passées sous silence, la majorité du film reste extrêmement fidèle au livre. Et ce respect, fait plaisir à voir. ( C’est souvent rare !) Eric Barbier, la promesse de l'aube avec Charlotte GainsbourgL’esthétique du film, la reconstitution de l’époque est à saluer. Le spectateur plonge dans cette Pologne du début du Vingtième-siècle et dans cette France plongée dans en pleins dans la Seconde Guerre Mondiale. Pour les amateurs de films historiques, c’est un régal.

Pierre Niney, qui interprète le Romain Gary adulte, près à aller à la guerre, défendre sa patrie et ramener tous les honneurs à sa mère est particulièrement touchant. Son jeu est subtile et très juste. De plus, Jean-Pierre Darroussin nous offre un Zaremba touchant et sensible. Qui attire peut-être plus la sympathie que dans le roman d’origine. (Il passe de sans intérêt à sympathique, belle promotion !) Cependant, je ne suis pas convaincue par l’interprétation de Charlotte Gainsbourg, qui a mon sens en fait trop. Beaucoup trop et sans réelle émotion. Elle offre une Nina Kacew certes étouffante au possible, mais loin d’être castratrice. De plus ses proclamations ne sont que théâtre et manque cruellement de passion. Or la mère de Romain Gary est un personnage réellement passionné, censée nous embarquée dans ses discours. Or ici, cela tombe à plat. Et son faux accent polonais… Surjoué est agaçant.Pierre Niney en Romain Gary Ce qui fait qu’on reste en superficie du personnage sans creuser l’aspect psychologique. C’est le plus gros aspect du livre qui manque ici dans l’adaptation d’Eric Barbier. (Et je l’ai cherché)

En soi, l’adaptation d’Eric Barbier remplie le contrat. Elle est narrative, fidèle au faits énoncés dans le roman. Seul le fait de mettre davantage l’accent sur le côté aurait pu rendre ce film parfait. (Rien que ça !)

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