La Vague || Dennis Gansel

La Vague, Dennis Gansel


Identité du film :

  • Produit par : Dennis Gansel
  • Date de sortie : 4 mars 2009
  • Titre original : Die Welle
  • Genre: Drame
  • Nationalité : Allemand
  • Distributeur : Bac Film
  • Acteurs principaux : Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt…


Synopsis :

En Allemagne, aujourd’hui. Dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s’avérer tragiques.


Mon avis sur cette adaptation :

La vague, Dennis Gansel affiche

Dennis Gansel a pris le parti de placer l’action de La Vague de Todd Strasser, non pas aux États-Unis dans les années soixante mais en Allemagne actuelle. L’Allemagne des années 2000. Choix très fort quand on sait que le sujet est le totalitarisme et notamment la montée du parti Nazi au pouvoir. Le réalisateur prend donc l’initiative de faire écho à l’Histoire de l’Allemagne, douloureuse certes, mais bien présente. Certaines modifications sont donc apportées au livre d’origine ; les prénoms ne sonnent non plus américain mais allemand. De fait Laurie Saunders devient Karo, le professeur Ben Ross devient Rainer Wenger ou encore Robert Billings devient Tim.

Dans son films, Dennis Gansel parvient à capter le spectateur, à le plonger dans une atmosphère angoissante. Le spectateur sait que l’expérience va mal se terminer. Même sans avoir lu le roman. Un point que j’ai trouvé assez pertinent c’est de remettre en mémoire la durée de l’expérience originale. La temporalité est montrée du Lundi au samedi. Montrant à quel point les esprits peuvent être rapidement contrôlés. (Ce qui est terrifiant) Le seul petit bémol par rapport à cela est que les étudiants sont bien plus jusqu’au-boutiste que dans l’expérience, ce qui rend cette manipulation légèrement improbable… Ou laisse penser à des esprits extrêmement fragiles. Ma déception s’est faite sur le personnage de Tim. Ici il n’est rien d’autre qu’un taré, près à tuer et à se tuer pour La Vague. Si le personnage de Robert Billing dans le roman est effectivement plus fragile que ses camarades, il est tout de même bien plus nuancé. Et Dennis Gansel a perdu cette fameuse nuance et en a fait un simple extrémiste. (Vive la caricature)

La vague, Dennis Gansel, Jürgen Vogel

Malgré tout, je ne peux que saluer la tension qu’il a su mettre en œuvre dans sa réalisation, qui est palpable du début à la fin. Le message est clair, poignant. La montée au pouvoir d’un dictateur, le fascisme ne dépend que de nous. Le message est violent, direct.

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