Le Parfum || Patrick Süskind

Le Parfum extrait

Identité de l’ouvrage :

  • Auteur : Patrick Süskind
  • Titre original : Das Parfum : Die Geschichte eines Mörders
  • Date de parution originale : 1988
  • Édition : Le livre de poche || Fayard
  • Genre : réalisme, roman tragique
  • Personnages principaux : Jean-Baptiste Grenouille

Résumé de l’œuvre :

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien.

Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».

Le parfum couverture

5 (Très) bonnes raison de lire Le parfum :

1. On plonge dans la France du XVIII ème siècle

Patrick Süskind a une écriture très réaliste, de fait il promène le lecteur de ville en ville, comme s’il y était. Il fait plonger le lecteur dans la France du XVIII ème siècle. (Un véritable voyage dans le passé) On découvre Paris, ses rues et ses odeurs. Montpellier ou encore Grasse et ses parfums et la vie sur les routes. Le lecteur suit le personnage de Jean-Baptise tout au long de sa vie, depuis sa naissance et ce jusqu’à sa mort. On y découvre avec lui, les villes, les odeurs de la tannerie, et de la boutique de parfumerie. Le lecteur découvre la vie de l’époque, sa précarité et les différents métiers, qu’exerce notamment le personnage principal. On y découvre l’exploitation des enfants dans une tannerie, chose qui semblait tout à fait normale à l’époque. Mais qui toi te révolte (Oui tu préférais jouer aux billes à cet âge !) Cependant en plongeant dans Le Parfum, il plonge dans la vie du Paris du dix-huitième siècle, et le lecteur y découvre également les conditions de vie et l’hygiène plus que déplorable. (Oui ça fait rêver !)

Le parfum avec fleurs

2. On adore détester Grenouille

Dans Le Parfum, Jean-Baptiste Grenouille est le personnage principal. Patrick Süskind fait suivre au lecteur l’évolution de son personnage, à partir de sa naissance. Et dès ce moment là, le lecteur ne s’éprend pas d’amour pour lui. Dès sa naissance il paraît malsain. Plus on le voit grandir, plus la sympathie du lecteur disparaît. Aimer, apprécier ce personnage est impossible. Il est misérable, horrible et devient petit à petit un meurtrier. Sans âme. Il est doué, et le lecteur ne peut que l’admettre. Il détient un don avec son nez, devient un grand parfumeur. Mais le côté malsain du personnage reste, lui colle à la peau tout le long du roman telle une seconde peau, et le lecteur ne peut passer outre. (Si tu ressens de la sympathie pour lui, il faut vite aller consulter) Cependant, même si tu ne l’aime pas, tu ne pourras pas t’empêcher d’être fasciné par ce personnage. Non seulement, c’est un nez hors du communs, mais en plus, sa personnalité est totalement fascinante. (Oui, même son côté psychopathe !)

le parfum avec une rose noire

3. Grenouille est en quête de reconnaissance (Oui c’est intéressant !)

Tout le long du roman, Jean-Baptiste Grenouille est en quête de reconnaissance. Il est l’archétype de la personne déclassée socialement à l’époque du dix-huitième siècle. Et ce depuis les premières heures de sa vie. Il est le fruit d’une grossesse non désirée et que la mère abandonne sans état d’âme entre deux étals marchand. Sa mère sera puni pour cet acte et il grandira auprès de divers nourrice qui elles aussi le rejettent. Cet enfant ne semble pas normal et ne dégage aucune odeur corporel, faisant trembler les différentes femmes qui l’auront à charge. De plus il mange bien trop et elle ne peuvent le garder. Il en sera de même avec ses maîtres d’apprentissage, il passera de main en main, se faisant inlassablement rejeté. Grenouille est un paria. (Oui, vous pouvez sortir les mouchoirs) Ce sont les odeurs qui le raccrochent au monde. Il se passionne pour elles et tente de comprendre l’odeur humaine. Il ne veut rien d’autre que devenir le plus grand parfumeur de tous les temps (Un peu mégalo, je l’accorde)

le parfum Patrick Süskind

4. On adore frissonner

Le roman de Süskind tient quelque peu de l’horreur. En effet dans Le parfum, Jean-Baptiste Grenouille fait, il faut le dire, complètement flipper. On le suit dans ses délires meurtriers et dans sa quête du pouvoir. Il veut contrôler les hommes grâces aux odeurs et n’hésite pas à mettre en œuvres des solutions plus horribles les unes que les autres pour y parvenir. Il en est de même lorsqu’il désir s’approprier, capturer une odeur qui lui plait. C’est un esprit certes brillant, mais il ne peut que faire angoisser le lecteur avec ses projets et ses pensées folles. Le lecteur sait qu’il va commettre des actes abominables tout le long de la lecture. Süskind a su créer une sorte de suspense, où le lecteur attends le moment fatidique tout en ne voulant pas qu’il est lieu . (Un peu comme à la Shining) Le lecteur se retrouve dans un vrai thriller, où les morts s’enchaînent et où une chasse à l’homme est ouverte pour retrouver le serial-killer.

Le parfum avec plante

5. Le diable au siècle des Lumières

Süskind, dans Le parfum, fait plonger le lecteur dans les croyances et les pensées du dix-huitième siècle. Siècle ou la science est mise en avant, représenté notamment avec la distillerie du parfum et les formules chimique de Grenouille. C’est également le siècle de la rationalité avec moult philosophe tels que Montesquieu, Kant, Diderot ou encore Voltaire qui veulent comprendre  le monde et le repenser, le faire évoluer dans de nouvelles perspectives. (Petit souvenir de vos cours de philo ?) C’est également un siècle ou l’occulte à sa place. L’occulte fascine. Et dans ce roman, le diable à sa place avec le personnage de Jean-Baptiste Grenouille. Ses nourrice, alors qu’il n’était qu’un bébé ou un enfant le comparait au diable suite à son absence d’odeur. De plus c’est un homme sans pitié, qui n’hésite pas à tuer pour parvenir à ses fins. (Un personnage d’une extrême sympathie n’est-ce pas ?) De plus, des phénomènes étranges se produisent autour de lui, tel que la mort inopinée des personnes qui lui ont fait du tort.

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