Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur || Harper Lee

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee, sur une étagère de bibliothèque et une montre à gousset

Identité de l’ouvrage:

  • Auteur: Harper Lee
  • Titre original: To kill a mockingbird
  • Date de parution: 11 juillet 1960
  • Éditions: Le livre de poche
  • Genre: Roman initiatique
  • Personnages principaux : Jean-Louise “Scout” Finch, Jem Finch, Atticus Finch

Résumé de l’œuvre:

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis –, connut un tel succès.

Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee, livre

5 (bonnes) raisons de lire Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

1. On adore le personnage de Scout

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee est conté par le personnage de Jean-Louise Finch, dit Scout. Il s’agit d’une fillette, qui a grandi dans les années 1930 en Alabama lors de la grande dépression. Il s’agit d’une enfant vive et intelligente qui tente désespérément de comprendre le monde des adultes. Le lecteur la voit évoluer entre ses six et neuf ans. Garçon manqué, aimant jouer avec son frère Jeremy, dit Jem, avec qui elle aime faire les quatre cent coups, elle rechigne à devenir une lady. (Vive les salopettes !) Sa maturité, sa grande franchise et son innocence en fond un personnage attachant. Et son humour ne manque pas de faire sourire le lecteur a plusieurs reprise. C’est également un personnage grandement inspiré par l’enfance de l’auteur.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, su une étagère de bibliothèque et une montre à gousset ouverte

2. Le racisme est abordé

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee aborde un sujet des plus sensibles : celui de racisme. Ce sujet est même le fil rouge de l’histoire. L’auteur le place parfois en sous entendu mais la plupart du temps, elle n’hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat ! Elle montre des faits, décrits une mentalité bien présente dans l’Amérique des années trente. (Mais cela n’est plus le cas aujourd’hui, n’est-ce pas Donald…?) Harper Lee montre qu’à cette époque la vie d’un noir vaut moins que celle d’un blanc, qu’ils n’ont pas la même valeur que ce soit à travers le procès de Tom Robinson, accusé à tort du viol d’une jeune femme blanche, procès perdu d’avance malgré les efforts d’Atticus Finch, son avocat, ou par les jugement de valeur de la Tante Alexandre qui refuse que Scout et Jim fréquentent des Noirs. Ce sujet poignant a valu à Harper Lee le prix Pulitzer en 1961, en pleine lutte pour les droits civiques des Noirs.

Livre ouvert, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

3. Un cours d’Histoire sur l’Amérique des années 1930

A travers son roman, Harper Lee donne en quelque sorte un cours d’histoire à ses lecteurs sur l’Amérique des années trente. (Promis cela est bien plus passionnant que le cours de Monsieur Henry au lycée.) En effet, l’histoire de  Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur se déroule en Alabama, un état du sud des États-Unis. L’Alabama était un État confédéré, qui s’opposait à l’égalité et à la citoyenneté des afro-américains, lors de la guerre de Sécession. C’était également un état esclavagiste. C’est ce passé que l’on ressent dans le roman d’Harper Lee, notamment avec le personnage de Calpurnia, cuisinière de la famille Finch. Un passé encore bien ancré pour l’Alabama des années trente. Harper Lee décrit également la ségrégation raciale, instaurée en 1876, avec les Églises séparées, les quartiers différents pour les Noirs et les Blancs et l’inégalité judiciaire.  Elle décrit aussi les conséquences de la Grande Dépression, qui eut lieu dès 1929,qui causa une grande pauvreté, représentée notamment par la famille Ewell.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee

4. L’énigme Boo Radley

Dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, le lecteur se prend au jeu d’une énigme: celle de savoir qui est Boo Radley. Pourquoi ? Parce que la narratrice de l’histoire, Scout, est une enfant… Et que Boo Radley représente pour elle et son frère Jem, un véritable mystère. Le lecteur suit les idées farfelues des deux enfants pour en apprendre plus sur ce mystérieux voisin que personne ne voit jamais. Ils s’inventent des histoires, se font des frayeurs à son sujet. (Un vrai films d’horreur pour les couches culottes) Cette énigme qui va du début à la fin du roman, permet d’alléger le discours d’Harper Lee, en rendant ainsi à Scout un véritable côté enfantin. Après tout, qui n’a jamais imaginé que sa voisine était en réalité une sorcière ? Le lecteur se laisse donc prendre au jeu de l’énigme Boo Radley.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee, sur couverture bleue fleurie

5. L’écriture d’Harper Lee

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est raconté d’une manière légère, presque fraîche, à travers la narration de Jean-Louise “Scout” Finch. Cette légèreté, l’humour présent permet de rendre le sujet abordé d’autant plus poignant. Elle donne ici la voix à une enfant dont son innocence et sa soif de comprendre rendent le sujet bien plus profond et puissant que si cela avait été narré par une Scout adulte. 

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