Nouvelles histoires extraordinaires || Edgar Allan Poe

Nouvelles histoires extraordinaires extrait

Identité de l’ouvrage :

  • Auteur : Edgar Allan Poe
  • Date de parution originale : 1857
  • Éditions : Le livre de Poche
  • Genre : Fantastique, horreur, nouvelles

Résumé de l’œuvre :

L’homme est lui-même et ce qu’il se cache. Ce secret hanta Edgar Poe. Le descendant de la maison Usher qui croit sa sœur morte, l’assassin du chat noir et William Wilson sont victimes de leur double, le cousin de Bérénice l’est de sa névrose obsessionnelle, le peintre du portrait ovale, de son art. Dans ces nouvelles fantastiques, prolongement des Histoires extraordinaires, les cadavres se promènent, un sourire ironique aux lèvres, les femmes sont « belles comme un rêve de pierre », et la mort clôt chaque récit. L’envoûtement est total, l’horreur atteint son point culminant et pourtant la réalité est là, tangible, pour chasser l’irrationnel. Fasciné par cette œuvre américaine, Baudelaire l’a traduite admirablement et rendue célèbre dans le monde entier

Nouvelles histoires extraordinaires livre

5 (Très) bonnes raisons de lire les Nouvelles histoires extraordinaires :

1. Le format nouvelles

Nouvelles histoires extraordinaires de Poe est un recueil de petites nouvelles, d’une vingtaines de pages chacune. L’ouvrage en compte en tout et pour tout vingt-trois nouvelles. Et de fait, tu as vingt-trois histoires différentes à découvrir au fil de ta lecture ! (Un véritable remède contre la monotonie) Vingt-trois univers différents dans lesquels tu peux plonger au sein d’un même livre. Et cela n’arrive pas souvent ! De plus, tu n’es pas obligé de lire dans l’ordre, et choisir au fur et à mesure les nouvelles qui te plaisent ! (Oui changeons les habitudes !) C’est des petites histoires, racontées du point de vue du personnage,  rapide à lire qui arrivent à te transporter dans l’univers assez sombre d’Edgar Allan Poe.

Recueil de nouvelles, Poe

2. On adore la nouvelle : « Le chat noir« 

Le chat noir est la deuxième nouvelle dans le recueil Nouvelles histoires extraordinaire d’Edgar Allan Poe. Elle fait partie des nouvelles les plus connues de l’auteur. Et je dois l’avouer,il s’agit de  ma préférée. Cette nouvelle, mêle réalisme, étrangeté. Voir au fantastique à la toute fin de la nouvelle. On suit ici un jeune fermier et son épouse, qui recueillent un chat noir. Au fil de la lecture, quelque chose cloche, l’ambiance devient étrange, bizarre. Le personnage principal perd-t- il la tête ? Devient-il fou ? Son caractère change, devient agressif et violent et fini par commettre des atrocités. Toi, lecteur, tu le suis dans ses divagations et dans l’évolution de ses actes. On est presque dans un thriller ! Va-t-il se faire prendre ? Et dans un film d’horreur… Tout ça à cause, d’un chat. (Je vous le jure, elle est chouette cette histoire !)

couverture le chat noir

 

3. Le fantastique très présent dans l’œuvre

Dans Nouvelles histoires extraordinaires, le fantastique est présent dans chaque histoire. Alors non, il n’y a pas de balais volant, de quête dans le Mordor ou d’attaque zombie-dragon, mais il y a du fantastique. Des faits étranges, des doubles, des tableaux qui aspirent la vie, des chats qui reviennent à la vie, le diable ou encore la mort. Il s’agit d’histoires, qui semblent se passer dans le monde réel, bien qu’à une époque lointaine, mais qu’un élément va faire basculer dans le fantastique et l’imaginaire. On y trouve la figure du revenant, du mort et de la mort qui reviennent de manière récurrente. Tout comme l’apparente malédiction qui touche la plupart des personnages principaux de chaque nouvelle. (Après, si tu as peur des histoires de fantômes…) Le lecteur se retrouve parfois entre deux mondes, celui des vivants, et celui des morts, sans pouvoir se situer réellement. C’est notamment le cas pour Le chat noir, Le Masque de la mort rouge, Le roi peste ou encore La chute de la maison Usher… Et bien d’autres. Une ambiguïté qui laisse penser à la folie. (Sympathique petit programme !)

nouvelles histoires extraordinaires, sur sol en pierre

4. Un maître de l’horreur avant l’heure

    Edgar Allan Poe, avec son recueil Nouvelles histoires extraordinaires, montre au lecteur sa grande maîtrise de l’horreur. Une maîtrise qu’il n’a pas envier à Stephen King, Bram Stoker ou encore Arthur Ténor. Poe est un pionnier dans ce genre là, et en maîtrise les ficelles. Il sait créer une sourde angoisse, comme dans Le puits et le pendule, où le lecteur, comme le personnage, attend la fin fatidique avec résignation et angoisse. Dans Le masque de la mort rouge, l’épidémie de peste et la mort sont des menaces silencieuses mais bien présente. Dans chaque nouvelle, le lecteur est en attente du dénouement fatidique, du drame qui va se produire pour le personnage, mérité ou non. Les nouvelles ne finissent pas biens, il n’y a pas de Happy-End chez Poe. (On est pas dans un conte de princesse !) Mais c’est cette légère angoisse, cette appréhension que l’auteur sait faire naître chez le spectateur qui rend les Nouvelles histoires extraordinaires si fascinantes. (En somme, de bonnes petites histoires à se raconter à Halloween !)

livre edgar poe

5. On adore : « Le portrait ovale« 

Le portrait ovale est la dernière nouvelle du recueil d’Edgar Allan Poe. C’est elle qui clôture l’ouvrage et elle le fait en beauté. Contant l’histoire d’un peintre qui perd sa femme à cause d’un tableau. Et  cette nouvelle ne peut que rappeler le Portrait de Dorian Gray de l’auteur anglais Oscar Wilde. En effet, dans les deux cas, le tableau peint à des incidences sur le personnage portraituré. Certes, ils n’agissent pas de la même manière, mais le côté malédiction du portrait est bien là. Et encore une fois, Edgar Allan Poe amène la chute d’une main de maître, jouant avec l’étrange et avec la mort tel un virtuose. Il arrive même à nous faire détester le peintre. ( Avec une envie de le secouer, très fortement !)

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